Marc-André

Marc-André Fortin s’est retrouvé dans mon studio glam, improvisé au sous-sol de l’hôtel de ville de mon village, où je partage les murs avec de magnifiques toiles des années 1990 que matante Yvette à fait dans son cours de peinture. Magnifique n’est-ce pas?

On a renouvelé ses photos de casting.

Oh my god ti gars, manque pas ta shot. Il pourrait prendre n’importe qui à Montréal, dans un studio sans peinture de matante Yvette, mais il décide de te faire confiance pour la troisième fois. C’est gentil hen?

Surtout que, ça l’air qu’il s’en fait beaucoup parler des photos que je prends de lui.

Je ne parle pas beaucoup quand je prends des photos. Quand je parle, c’est pour dire que c’est normal si je ne parle pas beaucoup, et que si je ne parle pas, c’est que c’est beau. Vous me suivez?

J’aime ça quand mon sujet entre dans une espèce de transe, dans ses pensées. On m’oublie dans ce temps-là, sauf le bruit très discret du déclic de mon appareil photo.

L’artiste en moi ne peut se contenter de faire que des photos de casting à ce moment-là, où c’est plus traditionnel et lumineux. Je me suis amusé et j’y ai découvert un Marc-André avec pas mal de sex-appeal et d’assurance. Êtes-vous d’accord avec moi? J’ai même fait par exprès pour laisser les vestiges de son rhume.

Ça nous prendrait plus d’images comme celles-ci dans le milieu artistique.

J’adore les cernes et le grain de peau et j’espère sincèrement que quand vous verrez les vôtres, vous arriviez à les trouver sexy.

Simon Emond

La photographie documentaire me permet de raconter, de militer et surtout de poser des questions. Je m’inspire d’une rencontre sincère, aussi enveloppante soit-elle, afin de créer un univers brut, intemporel et qui parle de lui-même. Le noir et blanc assumé reste pour moi la meilleure façon de revenir à l’essentiel, au vrai.

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